LE SAINT MONASTERE DE
TISMANA

-HISTORIQUE-
Le Saint Monastère de
Tismana est l’un des plus anciennes et des plus belles fondations monastiques
de Roumanie, surnomée ²l’étoile de l’Orthodoxie². Ce monument est un
endroit où l’on peut rassembler les pensées, prier et connaître la religion
Orthodoxe
Roumaine.
Construit sur le mont
Starmina, entouré de sommets boisés, ce monastère est appelé Tismana selon le
nom d’un conifère qui grandissait sur ces places il y a longtemps.
À
l’occasion de quelques travaux archéologiques, on a découvert des traces d’une
vieille forteresse daco-romaine ; en cette langue ancienne le nom de ²Tismana² signifiait ²endroit fortifié². Ainsi que les autres toponymes qui ont à leur origine le radical en tis
constitue un fort argument qui
prouve notre continuité sur les grandes territoires de la Dacie.
Fondé dans le XIV siècle par Saint Nicodim le Pieux, avec le support
financier des princes régnants de la famille Basarab : Radu I (1377- 1383)
et ses fils Dan I (1384- 1386) et Mircea le Vieux (1386- 1418), le monastère a
été placé près de la petite église construite d’un grand arbre de ²tisa². La grande église a été sacrée le 15 août 1377, ayant la Vièrge Marie comme patronne.
Du point de vue historique, elle a été attestée dans les documents de Dan I ,
le 3 octobre 1385.
Sur le
mont Cioclovina, au nord- ouest du monastère il y a deux anciens skytes
appartenant au monastère de Tismana. La beauté de ce coin de Paradis compense
la fatigue du visiteur arrivé la- haut où nos ancêtres, les Dacs, ont vécu il y
a deux mille ans.
Saint
Nicodim, le fondateur du monastère de Tismana, est une présence toujour vivante
qui maintient la lumière dans la vie du monastère.
Nicodim
le Pieux, né au commencement du XIV siècle a Prilep, en Macedonie, était apparenté
à la famille des princes régnants Basarab. Le jeune Nicodim, ayant seulement
seize ans, part pour devenir moine en Athos, la Sainte Montaigne de Grèce. Dû à
son intelligence exceptionelle et à son désir de suivre les vies des Saints,
Nicodim apprend rapidement les langues slave et grecque et après peu de temps,
il devient un théologien pieux et profonde, un homme de lettres, un orateur
parfait, un peintre miniaturiste et calligraphe exceptionnel et aussi un très
bon organisateur. Il savait s’approcher de tous, empereurs et gens simples.
Tous l’ont aidé, même ceux qui avait une autre religion (l’empereur Sigismund
de Louxembourg) et il a construit des églises et des monastères qui sont
devenus centres de culture et d’unité
nationale et religieuse.
Moine
parfait, Nicodim le Pieux, vînt en Valachie où il fonde des monastères
semblables à ceux de la Sainte Montagne Athos, où les moines apprenaient des
diverses arts.
En
1377, le Patriarche Philotheos de Constantinopole, a élevé ce monastère au rang
“d’ archimandrie”, espèce de primacie par rapport aux monastères roumains
existants dans les environs, tels que : Vodita, Gura Motrului, Topolnita,
Prislop, les ermitages Teius, ocirlita,
Plostina Dragoiestilor, Aninoasa, Jupanesti, Visina.
À
Tismana, Nicodim le pieux vit comme un ermite, en priant pendant des jours
entiers dans une grotte près du monastère et en faisant des miracles
inombrables. Il meurt le 26 décembre, 1406, ayant ses moines auprès de lui.
Le
monastère de Tismana représente un complexe architectural, en combinant le
style Byzantin du XIV siecle, les caractéristiques des églises de Macedonia et
d’Athos et quelques éléments de l’architecture roumaine. La grande église est
construite directement sur le roc, suivant un plan triconique avec des clochers
sur le nef, le pronaos et le porche. Durant les années, il y avait beaucoup de
changements.
En
1650, le prince Matei Basarab a construit l’église de l’hôpital à l’ intérieur
du monastère (la chapelle). Celle- ci a été peinte par Dimitrie Nicolaide en
1848 ; elle a plusieurs fenêtres du taché- verre, don du poète George
Cosbuc ; le patron de cette église est Saint Ilie.
La
grande église a été peinte en 1564 par Dobromir de Targoviste, financièrement
soutenu par le grand magistrat Nedelcu. La peinture est effectuée dans le style
post- byzantin, polychrome. Sur le premier plâtre de l’église il y a une
fresque monochrome.
En 1732, L’archimandrite Ioan, financièrement soutenu par le monastère et par la dame titree Stanca Glogoveanu, a rénové le tableau de Saint Autel et du naos. Dans le pronaos, la fresque de 1564 n’a pas été détruite mais une nouvelle fresque a été appliqué en 1766. Au-dessus des fenêtres, on a peint les mêmes scènes existentes auparavant et on aussi peint les portraits des nouveaux fondateurs. La nouvelle peinture a été executée par le peintre Dimitrie Diaconu, à l’aide financier de Mme Stanca Glogoveanu. Commençant de 1955, le tableau de 1766 a été conservé et placé sur les murs du musée du monastère et dans les couloirs des ermitages. Le premier tableau de 1564 a été aussi restauré.
La
plupart des détails du tableau de l’ église ont été découverts en 1955, à
l’occasion de l’ enquêtte faite par des spécialistes. L’enquêtte a été initié
par l’evêque Firmilian, le métropolite d’ Oltenia et par la religieuse
supérieure Stavrofora Ierusalima Gligor.
Le
porche de l’ église qui avait été démolie pendant la règne du prince Bibescu
Voda (1842-1848), a été entièrement restauré en 1983, selon les plans de
Nicodim le Pieux. Dans la même période, l’enceinte du monastère avec toutes ses
annexes ont été renové, le coordinateur de la restauration étant l’ ingénieur
Ioan Salajean, l’actuel évêque de Harghita et Covasna.
En
1994, le porche de l’église a été peint par Grigore Popescu dans le style
byzantin, ayant une conception correcte et une harmonie discrette des tons
chromatiques. La présentation icônographique est aussi innédite par
l’apparition en première des saints daco- romains, saints découverts et
canonisés pendant les dernières années.
Le
monastère de Tismana avait un trésor extraordinaire mais il a été perdu à cause
de nombreux dégâts survenus durant les années. Une grande partie des objets
précieux se trouve au présent au musée d’Art de Roumanie. Parmi ces objets
est l’Evangeliaire de Saint Nicodim- un œuvre d’art complexe, précieux
pour la beauté d’écriture et des ornements en miniature, et aussi pour le
sertissage en argent doré. Cet Evangeliaire est le plus ancien manuscrit
roumain et le plus vieux sertissage en argent.
Le
musée du monastère a aussi une riche collection des tableaux qui font partie de
la fresque du pronaos de 1766, vieilles icônes sur bois, objets religieux,
vieux livres et robes cléricales.
À
l’intérieur de l’église il y a un cercueil d’argent sacré, fait par l’artiste
visuel Gheorghe Stoica de Bucarest, qui contient trois morceaux de vestiges
sacrés : Saint Nicodim (l’index de la main droite), Saint Ignatie le
Theofor, Saint Jean Bouche d’Or, le cercueil contient aussi la croix portée par
Saint Nicodim.
Les
saints sont présentés dans medaillons émaillés sur la paupière et a l’intérieur
du cercueil sacré. À l’extérieur sont présentés quelques scènes de la vie et
des miracles de Saint Nicodim.
Le Monastère de Tismana- centre de culture, preuve vivante de la
spiritualité créative de notre peuple Orthodoxe, est premièrement un endroit
sacré où l’âme peut sentir la présence de Dieu et ses saints, un endroit où le
miracle est toujours présent.
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